R i t u e l ° ° °

"Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon oeil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi."

-La Litanie de la Peur Bene Gesserit -

"Combien de fois l'homme en colère nie-t-il avec rage ce que lui souffle son moi intérieur?"

-Muad'Dib-

(Frank Herbert, "Dune")

Présentation

Samedi 3 décembre 2005

Enfant, nous avons tous voulu exercer une "profession" hors du commun. Astronaute, pilote de chasse, nous rêvions sans nous soucier de toutes les contraintes, sans nous préoccuper du reste. Il y avait nous - toi, moi, vous, nous - et nos rêves. Personne ne venait les détruire, rien ne pourrait nous en empêcher. Cette innocence, nous l'avons perdue, aux prix d'une succession de déceptions qui mènent à l'âge adulte. A présent, ce sont nos obligations qui régulent nos vies, alors que ce pourrait être le contraire, comme lorsque nous rêvions de fusées spatiales.

Voici un petit film intitulé "J'ai vomi dans mes corn-flakes", très court, qui en vaut vraiment la peine. En plus d'être bien réalisé, il dit la vérité. C'est triste, mais c'est beau, prenez la peine de le regarder, vous ne serez pas déçus :

http://www.ffalm.com/default.asp?quality=2&player=wmedia&filmid=5329F154A477D942

 

 

Comment devenir astronaute?

Est-il possible de réaliser nos rèves, de faire en sorte de ne pas sombrer dans la monotonie qui nous entoure? Peu de personnes y sont parvenues... des musiciens, des sportifs, des acteurs, et certainement beaucoup d'inconnus qui mènent la vie dont ils ont toujours rêvé, mais l'écrasante majorité du commun des mortels vit (ou a vécu) sa vie exactement comme le décrit le film. On a de l'ambition, on veut changer les choses, mais on se résigne. Je ne sais absolument pas comment éviter cette résignation. Vivre ses rêves est un lourd pari, cela implique un mode de vie totalement marginal. Dans notre société, soit on se fond dans la masse, soit on passe pour un extravagant, un gars pas normal. Nous avons tous tendance à faire comme les autres, pour nous faire accepter et participer à la vie de la communauté, mais il reste bien souvent une petite partie de nous qui continue de rêver. Je crois que l'astronaute ne disparaît jamais, il est juste écrasé par une pile de contraintes.

Comme le suggèrent les dernières paroles du film, il y a peut-être moyen de devenir astronaute. Une première étape, pour moi, est de relativiser les événements qui se produisent autour de nous. Etre optimiste, voire le bien en toute chose. Cela permet de donner une chance à nos rêves. Si vous êtes continuellement pessimiste, vous pouvez être sûr(e) de ne jamais devenir ce que vous auriez voulu. Maintenant, l'optimisme n'est pas la clé du bonheur et de l'insouciance, je ne sais pas si une telle clé existe d'ailleurs. Ce film ne prétend pas avoir cette clé, mais il nous montre la voie. En effet, à première vue il semble montrer une vision extrêmement négative du cycle de la vie, mais les dernières paroles renversent totalement la vapeur. C'est donc sur une note particulièrement optimiste qu'il se conclut. Nous pouvons tous, avec ce même optimisme, améliorer notre quotidien et échapper à cette spirale infernale, car l'optimisme permet de croire ne fût-ce qu'un peu à ses rêves.

Maintenant, tout dépend de ce qu'on entend par "rêves"... non seulement c'est subjectif, mais en plus ceux-ci dépendent de la vision du monde que l'on a. Croire en ses rêves ne veut pas forcément dire changer radicalement de mode de vie, tout laisser tomber, ignorer nos devoirs et nos contraintes. Je crois qu'il y a moyen de trouver un juste milieu, car dans notre société, nous ne pouvons échapper à toutes ces choses qui pourrissent notre existence, en exagérant un peu sur les termes. Il est possible de mener une vie normale et de vivre partiellement la vie qu'on a toujours voulu avoir, il suffit d'en avoir vraiment envie et de ne pas se complaire dans des tourments perpétuels.

  • Première étape : sourire. Se forcer si nécessaire.
  • Deuxième étape : prendre un bout de papier et faire la liste, le plus objectivement possible, de toutes les choses qui nous rendent heureux, de toutes les choses, matérielles ou pas, que nous possédons et que d'autres n'ont pas la chance d'avoir.
  • Troisième étape : sourire à nouveau parce qu'on s'aperçoit que, finalement, on a pas à se plaindre.
Par MetlFixxxer - Publié dans : Cogito ergo sum
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D U N E ° ° °

"Il devrait exister une science de la contrariété. Les gens ont besoin d'épreuves difficiles et d'oppression pour développer  leurs muscles psychiques."

-Muad'Dib-

"La grandeur est un expérience passagère. Jamais elle n'est stable. Elle dépend en partie de l'imagination humaine qui crée les mythes. La personne qui connaît la grandeur doit percevoir le mythe qui l'entoure. Elle doit se montrer puissamment ironique. Ainsi, elle se garde de croire en sa propre prétention. En étant ironique, elle peut se mouvoir librement en elle-même. Sans cette qualité, même une grandeur occasionnelle peut détruire un homme."

-Muad'Dib-

(Frank Herbert, "Dune")

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